Il passe sa langue sur ses lèvres profitant un dernier instant du goût du sang qui s'y est attardé. Il lâche le corps sans vie de sa victime qui touche le sol avec un bruit mat. La nuit est fraîche mais il ne sens pas le froid, il ne sens rien de plus que le pouvoir qui coule dans ses veines ce pouvoir même qui fait de lui un prédateur et de nous des victimes tout prête. D'un revers de main il essuie toute trace que son crime a pu laisser. Demain des gens trouverais certainement la jeune fille et se moquerais sûrement de sa mort, personne ne faisait plus attention au gens de la rue, personne n'y avais jamais prêté attention de toute façon. Ils n'aimaient pas ces personnes que la vie n'avais pas gâté et qui se retrouvais obligé de vivre dans la rue, ça salissait leur trottoir, brisant l'image d'un monde parfait qu'il désirais avoir ...
C'est sans vraiment se presser que Merwan quitte les lieux du crime, de toute façon il sais très bien qu'avec son allure de dandy mondain et son charisme naturel personne n'oserais l'accuser d'un meurtre aussi sordide. Personne ne voyait en lui le tueur qu'il était et pourtant dieu seul pouvait savoir le nombre d'ignominie qu'il avais pu commettre. En son nom, pour le goût de la chasse, pour l'envie et le désir de faire le mal ... Parce qu'il était un prédateur et même si un sacré nombre de personne le voyais encore sous le nom de Merwan de Beaufort fils et héritier d'une grande ligné de nobles, il restais vraiment et seulement un prédateur. Il rejoins enfin les rues bondé de monde de la belle Venise et se perds au milieux de la foule a la recherche d'une seule et même personne.
Si le don obscur lui avais enlever son sens de la morale, il n'avais rien pu faire contre la passion qu'il éprouvais pour les femmes. Déjà du temps de son " vivant " c'était un sacré tombeur. Mais désormais combiné a son charme naturel, l'aura de pouvoir qui émanait de lui faisait fondre n'importe qui en quelques secondes. Il avais de la conversation, savais se montrer drôle et ne passé pas pour un novice dans l'art délicat de la séduction ... Tout aurais pu être tellement parfait, l'histoire tellement bien écrite, mais il fallait qu'il y'est un mais !
Une personne
Une seule ...
Son obsession quotidienne, sa passion inavoué, sa déraison totale ...
Elle s'appelait Sara.
Il aimait murmurer son prénom comme un aveux de faiblesse, il avais honte d'être enchaîner d'amour au pieds d'une simple mortelle alors que toute les anciennes crevaient d'envie de lui appartenir. Mais c'était bien connue on se lasse vite de ce qu'on possède déjà. Leur rencontre avais eu lieux quelques mois auparavant alors que la jeune fille intégrait l'une des plus prestigieuse faculté d'art de Venise. Elle ne ressemblait a personne d'autre qu'a elle même, jamais il n'avais vu personne posséder un tel désir de brûler sa vie uniquement pour frissonner de plaisir. Elle était extrême, passionné et passionnante. C'était au premier regard qu'il l'avais désiré au premier regard aussi qu'il avais compris qu'elle n'était pas comme les autres. Qu'elle ne serais jamais comme les autres d'ailleurs ....
Il ne comptait plus les nuits et les nuits qu'il avais passé tapis dans l'ombre a l'épié comme un vulgaire voyeur et non plus comme un vampire de son rang. Merwan n'osais l'avouer a personne, c'était un secret trop honteux, personne de sa " famille " ne pourrais comprendre. Soudain des pas raisonne différemment et un pas se calque sur le sien, il tends l'oreille et ne dit rien lorsqu'une jeune femme se mets a marcher a coté de lui, ses cheveux blonds sont remonté en un chignon serré, sur sa tête est vissé une casquette de gavroche qui lui cache le visage, elle porte un imperméable d'homme. Difficile de croire au premier abord qu'il s'agit d'une femme ... Merwan soupire, agacé par sa présence ce qui donne a la jeune femme envie de rire a gorge déployée.
- Cesse de prendre cet air outré Merwan ça assombrit ton si jolie visage !
- Que me veux tu Sybille ?
- Juste passer un peu de temps avec toi, comme avant ...
- Ne me dit pas que tu es devenue sentimentale j'aurais du mal a te croire
- Ce que tu peux être désagréable par moment
Il accélère le pas mais elle fait de même visiblement très amusé par la situation. Brusquement Merwan se retourne et attrape violemment Sybille par les deux bras il la secoue avec violence. Sa casquette tombe au sol révélant le plus adorable des visages. Une peau diaphane et des yeux tellement clair qu'ils semblent gris, des lèvres fines et a peine rosée, signe qu'elle ne s'est pas nourris depuis au moins 24 heures. Devant la crise de nef de son compagnon elle ne peux s'empêcher de sourire, Merwan ? Elle le connais par c½ur, chaque parcelle de son être a vibrer au même rythme que son corps, il est presque son frère, ayant reçue le don obscur en même temps il s'était soutenue, avant qu'elle ne devienne une des favorites des anciens et lui un renégat tant pour son insolence que pour sa capacité a discuter n'importe quel ordre, se jouant d'eux la plupart du temps il avait était condamnée a l'exil et avais était prier de ne plus chasser sur les territoires qui appartenait aux plus vieux. Ça l'avais amusé ...
Alors il était partie, sans grande tristesse, n'ayant aucunement l'impression de perdre sa dernière famille bien au contraire, il ne s'était jamais sentit aussi libre que maintenant. Sybille l'avais toujours suivie de loin il en était conscient mais comment lui en vouloir après tout ? Ils avaient était proche et généralement ceux de leur races restait le plus souvent accroché a un seul partenaire d'éternité. Mais sur ce point la il différait encore, certes il avais passé de long moment avec Sybille mais il s'était jamais accroché a elle comme d'autres aurais pu le faire ...
Il aimais sa solitude
Et il aimais Sara
- Tu comptes me lâcher ? finit elle par demander
- Tu comptes me foutre la paix ? lui crache t'il en retour
- Crois tu vraiment que je n'ai rien de mieux a faire que de passer mon éternité a t'emmerder ?
- Figure toi que je me le demande par moment !
- Il y'a des Argones ici
- Quoi ?
- Tu as très bien compris ce que je viens de dire !
- Comment est tu au courant ?
- J'ai mes sources ...
- Si c'est un mensonge pour que je revienne c'est peine perdue ma chère
- Mais va tu arrêté cinq minutes de te prendre pour le centre du monde ! Je suis sérieuse Merwan, crois mois les anciens ne te demanderais pas de revenir si il n'y avait pas de raison valable
- Je sais me défendre !
- Oh oui j'avais oublier monsieur sais faire tout seul parce que monsieur est plus fort que tout le monde n'est ce pas ?
Aussi subitement qu'il l'avais prise il la relâche, la fixant bien dans le blanc des yeux, il n'a rien a dire, plus aucune réponses toute faite, rien pour lui clouer le bec une bonne fois pour toute, il avais perdue la partie, celle des joutes verbales qu'il s'échangeaient depuis des siècles. Un rictus mauvais se dessine sur le visage de Sybille. Elle venait de gagner la partie ...
Mais certainement pas la guerre !
- Si tu as besoin de moi je ne serais pas loin
- C'est bien ça mon problème, tu es toujours la ...
Sans autre mot il se détourne et en quelques instants il disparaît dans la foule laissant Sybille plus songeuse que jamais.
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Merwan --> Orlando Bloom
Sybille --> Maggie Grace